Pro B : coup de théâtre à l'Anjou BC

Graylin Warner a quitté le club

L'impensable s'est produit.
Alors que l'Anjou Basket-club survole le championnat de Pro B, l'Américain Graylin Warner a décidé de quitter le club angevin, et la France.

ANGERS- "Mal-être", c'est le mot qui revenait dimanche dans la bouche du président de l'Anjou Basket-club, Patrick Gautier, pour donner une amorce de raisonnement au départ de Graylin Warner.
Sans doute lui et le reste du staff angevin ont-ils été moins surpris que le supporter moyen par ce coup de tonnerre, il semble en effet que l'Américain, et à plusieurs reprises, avait confié que cette issue était envisageable, tant la "tête" n'y était plus.
Mais quelle révolution ! Patrick Gautier, manifestement très affecté hier encore, avait du mal à se remettre de la nouvelle, tombée vendredi. Mais si le président angevin semblait se plier devant le désarroi de l'être humain Warner, il n'acceptait par ailleurs pas la forme employée : " Je veux clamer haut et fort que l'homme, sur le plan professionnel, ne pouvait pas faire ca. Ce n'est pas vraiment professionnel ".
Reste que Graylin Warner laisse un gouffre béant.
Sur le parquet bien évidemment, il était un des artisans majeurs des excellents résultats de l'Anjou BC cette saison, mais dans les cœurs également, l'ancien "lévrier des Mauges", par ses qualités d'homme tout simplement, ayant , et depuis fort longtemps, gagné l'estime de tous ceux qui portent un intérêt au basket.
Aujourd'hui, à 12h30, les dirigeants angevins tenteront d'apporter quelques éclaircissements, au cours d'une conférence de presse, on ne doute également pas qu'ils avanceront la solution choisie (l'arrivée d'un nouveau joueur cela va de soi) pour palier cette lourde, très lourde absence.

Pour l'heure, c'est un goût très amer que beaucoup, et nous en sommes, ont sur les lèvres.

Ouest-France - Lundi 20 octobre 1997

 

ANGERS Le " lévrier " s'est échappé !

Coup de théâtre en Pro B : Graylin Warner, l'ailier d'Angers, a quitté son club et a décidé de regagner définitivement les Etats-Unis. Warner, 35 ans, a évoqué le mal du pays et l'éloignement de sa famille pour justifier son choix. A Angers, Warner venait d'entamer sa onzième saison en France. Après avoir fait notamment les beaux jours de Cholet, où on l'avait surnommé le " lévrier des Mauges "en raison de son physique et sa souplesse, il est devenu cette année la plaque tournante de l'équipe angevine, leader invaincu du championnat après sept journée.Anjou Basket doit trouver un nouvel Américain au plus vite car l'équipe de Thierry Chevrier se déplace samedi à Chalons-en-Champagne (2e avec six victoires et une défaite), son concurrent le plus dangereux du moment pour la première place.


Journal le Pays - Lundi 20 octobre 1997.